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Recours à la nature sauvage

Résumé
« Je pense que la leçon qui émerge de la situation moderne, c’est la morale, la complémentarité : c’est le fait que nous devons passer d’un équilibre avec le milieu qui, dans le passé, nous était imposé, donc qui n’avait pas à être conscient, à un équilibre dont nous devenons responsables, et qui doit être conscient. On n’est que par rapport à ce qui n’est pas soi, toujours en tension avec quelque chose. Les protecteurs de la nature maintenant spéculent beaucoup sur une impossibilité, et un désastre de la civilisation. Quant à moi, je préférerais que la civilisation s’ordonne le plus harmonieusement possible, parce qu’à ce moment-là, elle aurait d’autant plus besoin de la nature, et elle y trouverait sa raison d’être. Au moment où il n’y aurait plus de contraintes physiques, il faudrait trouver une détermination psychique, éthique, morale, esthétique, et à ce moment-là on ne peut la découvrir que dans l’autre, c’est-à-dire dans la nature parce qu’on ne peut pas trouver une détermination en soi.» Robert Hainard, naturaliste, écologiste et artiste suisse nous invite ici à découvrir sa vie, son travail sa passion, son œuvre.
Durée: 1h. 37min.
Édition: Bats (Landes), Utovie, 2007
Numéro du livre: 71143
ISBN: 9782868197504
CDU: 570

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Résumé:" L'Afrique noire est mal partie ", alertait René Dumont en 1962, alors que le " soleil des indépendances " venait de se lever sur le continent, résolu à prendre son destin en main. Quarante ans plus tard, mal partie et jamais arrivée, l'Afrique se meurt : 3,3 millions de victimes dans la guerre au Congo-Kinshasa, 800 000 Tutsi massacrés lors du génocide au Rwanda, 200 000 Hutu tués au cours de leur fuite à travers l'ex-Zaïre, 300 000 morts au Burundi, autant en Somalie, sans parler du Soudan, du Congo-Brazzaville, du Liberia, de la Sierra Leone, de la Côte d'Ivoire... La moitié dû continent est dévastée par des " guerres d'écorcheurs " ; l'autre vivote entre crise et corruption, tribalisme et anarchie. Emigration clandestine, fuite des cerveaux : les meilleurs partent. Dans nombre de pays, les fonctionnaires cumulent des mois, voire des années, d'arriérés de salaire, les hôpitaux sont des mouroirs, les écoles fermées. L'Etat s'effondre. Seuls quelques îlots émergent dans un océan de malheur. Le sida frappe partout, emporte les élites, réduit l'espérance de vie de quinze à vingt ans. Pourquoi l'Afrique meurt-elle ? Après avoir été martyrisée par la traite esclavagiste et soumise par le colonialisme, l'Afrique, handicapée dans le commerce international, en retard sur tous les plans, se suicide. Ses habitants, tétanisés par un présent qui n'a pas d'avenir, s'enferment dans un autisme identitaire. Face à la mondialisation, ils capitulent en postulant " l'homme noir " irréductible à l'universel.